Entre pragmatisme et intuition…

Publié le 11/02/2021

Aujourd’hui plus que jamais, les Dirigeants, Managers, Entrepreneurs, Chercheurs, Penseurs et Acteurs de l’économie mondiale sont partagés entre 2 choix de projection: tout faire pour revenir comme avant et stabiliser la situation ou prendre le risque de créer une nouvelle normalité. Rassurer et se rassurer en imaginant revenir au connu, ou impulser et prendre des risques sur de nouveaux modèles dont les preuves de « réussite » sont à construire ?

Mais la question sous-jacente faisant réellement débat est: Pourquoi n’avons-nous pas les mêmes ressentis quant à la façon de se projeter dans l’avenir ? Pourquoi certains sont plus optimistes, ou pessimistes que d’autres ? Pourquoi est-il plus évident pour certains d’imaginer, de créer, de passer à l’acte alors que d’autres se confortent dans une position d’attente et d’immobilisme ?

Loin de moi la volonté de porter toute forme de jugement, la posture que l’on incarne est forcément la bonne, car c’est celle qui correspond à ce que l’on est, à ce dont nous avons besoin pour, selon les cas, affronter ou valoriser la situation actuelle.

Il est très inconfortable de voir que certains vivent le changement de façon positive et challengeante quand nous sommes tétanisés dans la peur de perdre notre sentiment de sécurité. Il est très surprenant pour les personnes optimistes de voir le côté réfractère de certains. Mais chaque position est légitime. Chaque personne vit de la meilleure façon possible cette période nouvelle, en fonction de ses priorités, en fonction du niveau de besoins comblé ou pas, en fonction de la place qu’elle laisse à ses peurs, son égo, ses frustrations, de la liberté de créer qu’elle s’accorde, de sa relation à ce fameux « échec » si dévalorisé en France. La peur peut immobiliser ou peut pousser à agir « plus grand ». Et chaque être humain peut connaître des fluctuations plus ou moins fortes entre ces deux parallèles…

Nous ne savons pas tout. Mais nous avons toujours la possibilité d’agir en fonction des informations que nous avons sans oublier ce que nous ressentons, ce que nous ressentons au fond de nous, ce dont nous sommes convaincus sans avoir un raisonnement à l’appui. Cette intuition, cette conviction invisible qui peut changer nos perceptions, nos émotions et donc nos actions et nos influences.

Un Dirigeant plongé dans l’angoisse quant à la survie de son entreprise et au maintien de ses salariés aura du mal à projeter toutes les solutions possibles de façon claire et rationnelle alors qu’une Dirigeant dans la même situation, mais persuadé que son entreprise est capable de s’adapter percevra comme challengeante cette période nouvelle, et s’autorisera, peut-être en investissant sur sa vision future, à ouvrir les champs des possibles et de la créativité pour trouver de nouveaux process de pensées, de communication, de production…

La seule différence sera le conditionnement de l’être: l’un vivra dans le risque de tout perdre, quand l’autre vivra dans la possibilité de grandir et d’évoluer. Bien sûr, écrit comme cela, cela peut paraître évident. Sauf que dans notre société, ayant peu laissé la place à qui nous sommes, notre identité, nos valeurs, nos talents intrinsèques… mais nous étant laissés « imbiber » des règles communes éducationnelles et sociétales, le poids de l’échec est lourd à porter et nous le portons pourtant de façon invisible et inconsciente.

Mais nous avons le pouvoir de CHOISIR d’accepter ou non de sortir de nos mécanismes inconscients, une fois que nous les avons perçus. Nous avons le choix de déléguer notre responsabilité ou d’en saisir les contours. Quelque soit votre choix, il sera le bon dans le moment que vous vivez, si il est conscient.

Soyez indulgent avec vous-même, sans pour autant vous empêcher d’imaginer votre monde de demain. Quoiqu’il se passe, l’être humain, s’il s’écoute, a une faculté d’adaptation hors norme. Je ne sais pas ce qui se passera demain, mais je crois fondamentalement en notre capacité de créer du mieux pour nous tous, si nous croyons en nous et que nous nous en donnons l’opportunité, notamment en connectant nos ondes créatives.

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