Sensibilité et performance

Publié le 26/02/2021

Comment la mise en lumière de sa sensibilité est, de façon invisible, en train de transformer le monde de la Performance.

Une croyance est bien ancrée dans notre inconscient collectif: être sensible c’est être faible. Et là est tout l’enjeu du lien puissant qui est en train de se jouer dans notre monde actuel.

Qu’est-ce qu’être sensible? Si je devais donner une définition de ce mot, je dirais que c’est être totalement connecté à ses émotions et lorsque la sensibilité est acceptée comme une force, c’est savoir exactement ce que l’on veut, ce que l’on est prêt à vivre, à accepter… ou pas! Car l’on a la chance magnifique d’être connecté directement à son corps, à son intuition, qui sait bien avant que le cerveau soit capable de matérialiser quelque chose.

La sensibilité c’est de savoir directement si un projet, un environnement, une façon de parler, un objectif est en phase avec qui l’on est.

La sensibilité c’est savoir dire: c’est le bon objectif, mais ce n’est pas le bon environnement qui me permettra de l’atteindre – ou – c’est un super environnement, mais cet objectif ne me porte pas. C’est être connecté à qui l’on est en acceptant ses forces et sa vulnérabilité, en sachant ce qui donne un sens à ses actions, en sachant ou l’on veut vraiment aller…

Aujourd’hui encore, j’entend (notamment de la bouche de gens que j’aime et respecte): c’est la sélection naturelle, si tu ne supportes pas la pression, tu es exclu du système… ?!

Là est toute la complexité de notre système actuel: la performance a toujours été conditionnée pour des profils en sur-adaptation constante, qui réussissent à taire leur sensibilité, et à rentrer dans une case pour préformer, réussir, évoluer… mais à quel prix! Même si, bien sûr, certains profils trouvent leur compte dans ce système (a voir ce qu’il deviennent quand la performance n’est plus là…), là est la richesse de l’humain.

Plusieurs questions se posent à moi:

– donne-t-on accès à la performance aux personnalités sensibles?

– de combien de potentiels extraordinaires se coupe-t-on par ce fonctionnement (heureusement de moins en moins) binaire?

– quand est-il de ce monde sensible inexploité pourtant prêts à performer si l’on respecte et valorise la sensibilité ?

– n’est-ce pas aux systèmes de s’adapter pour permettre à chacun d’aller au bout de ses objectifs ?

– quel exemple nos systèmes de gouvernance donnent-ils aux nouvelles générations « sensibles »?

– doit-on continuer à valoriser la règle: souffrance à réussite ? (Une précision s’impose: quand tout est aligné, l’exigence n’est plus souffrance)

– ceux qui portent et représentent ces systèmes ont-ils déployé leur plein potentiel dans un environnement épanouissant porteur de sens(ibilité)?

Il est cette bien plus facile de créer un système simple et formaté à gérer, ou les acteurs vont réussir à appliquer en oubliant une partie d’eux-mêmes. Il est bien plus difficile de se confronter à la complexité et à la beauté du monde sensible… qui pourtant est un levier de performance extrêmement puissant quand il n’est pas ignoré.

Là est un des sujets clé de l’Agence: se créer un environnement porteur pour décupler ses performances, donc son épanouissement, et logiquement sa contribution au monde (ne serait-ce que par l’inspiration que l’on peut insuffler).

Ne pas être dans le cadre ne vous coupe pas d’une possibilité de réussir, de grandir, de vous épanouir même si le système dans lequel vous évoluez ne vous aide pas.

Je suis convaincu que vous, les personnalités sensibles ou désireuses d’ouvrir la richesse de leur « sensibilité », êtes une des clés de l’évolution du monde: ne baissez pas les bras !

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